Ville de Sivry Courtry

 

ÉGLISE SAINT-GERMAIN XIVe, XVIIe et XIXe siècles                                                                                                                   

 

De plan rectangulaire simple à chevet droit, l’église Saint-Germain ne comporte ni bas-côté, ni transept. L’édifice est restauré en 1640, en 1881 et en 1983. De construction plus moderne, le porche sud date probablement du XIXe siècle. A l'intérieur, l'édifice présente des voûtes d'ogives sans nervures.

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CHAPELLE SAINT-LAURENT XIIe, XIIIe, XVIe et XXe siècles et CLOCHE MARGUERITE                                                               

 

De plan rectangulaire, la chapelle possède un chevet droit orienté sud-est et éclairé par trois lancettes et un oculus. Elle est le vestige de l’ancienne église Saint-Laurent, fondée par Milon de Melun et son fils Pierre, seigneurs du lieu. L’édifice initial n’est sans doute achevé qu’au XIIIe siècle.

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LAVOIR SAINTE-HENRIETTE                                                                                                                                                          

 

Bâtiment rectangulaire de 16,70 m x 9,60 m. L’accès se fait par 2 portes opposées sur la façade principale. Elles sont surmontées d’ouvertures vitrées. A la place des portes, des grilles en fer forgé installées en 2010 permettent une vue dégagée sur l’intérieur. Le nom Sainte-Henriette apparaît dans un bandeau stylisé sur le pignon nord au dessus de la baie vitrée.

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TOMBE DU COMTE EDGARD DE CHOISEUL                                                                                                                                        

En 1777, César Gabriel de Choiseul, duc de Praslin et pair de France, lieutenant général des Armées, ministre et secrétaire d'État, achète la terre de Courtry à René Alexandre d'Escoubleau, marquis de Sourdis et seigneur de Courtry. Il avait déjà acheté en 1764 le château de Blandy-les-Tours au prince de Martigues et duc de Villars, ainsi que la vicomté de Melun et le domaine de Vaux-le-Vicomte.
Né en 1809, Edgard de Choiseul, comte de Praslin, possède le domaine de Vaux-le-Vicomte, qu'il quitte en 1847 à la suite d'un drame familial. Il demeure dès lors à Courtry, où il est un châtelain très estimé. Sa femme Georgina Schickler, d'origine américaine, décède en 1849. En 1875, il vend Vaux-le-Vicomte à Alfred Sommier et se retire dans l'île de Wight.
Mort le 5 février 1887, il est inhumé au cimetière de Sivry. Une plaque de pierre adossée au mur du cimetière fait mention de son décès. Au-dessus de la plaque, deux lions en bas-relief portent le blason des Choiseul-Praslin, représentant une croix dorée et quatre parties d'azur herminé, surmonté d'une couronne.

 

MONUMENT LOUIS BOIRON                                                                                                                                                           

 

Après la victoire de la France contre le chef militaire Rabah lors de la bataille de Kousseri au Tchad, le 22 avril 1900, les missions militaires françaises s'appliquent à pacifier une partie du territoire tchadien. Louis Boiron, étudiant vétérinaire originaire de la commune, est tué au cours d'une mission, le 21 mai 1910. Se sentant mortellement atteint, il enjoint ses compagnons à l'abandonner pour sauver le reste du détachement. Ce monument, élevé en son honneur par le conseil municipal, est financé par une souscription publique. Il est inauguré le 19 novembre 1911 sous la présidence des ministres de la Guerre, de l'Instruction publique et des Beaux-Arts.

 

 

COLOMBIER                                                                                                                                                                                    

 

Situé sur une place de Courtry, le colombier est une ancienne propriété des seigneurs du lieu. Construit par le marquis de Sourdis, il est semblable, par son architecture, au colombier de la ferme de Mimouche, à Sivry. Son importance témoigne de la puissance seigneuriale des Sourdis et de l'étendue de leur fief. Comportant à l'origine plus de 2400 niches, en partie détruites, il peut en effet abriter plus de 5 000 pigeons au moment des naissances. Les seigneurs élevaient les pigeons au détriment des cultures avoisinantes, consommant les oeufs et les pigeonneaux, et vendant les fientes comme engrais. Les boulins, en terre cuite, forment des sortes de pots oblongs à ouverture circulaire, intégrés dans la maçonnerie. Ils couvraient l'intérieur du colombier à partir de 1,20 mètre au-dessus du sol.

 

 

CHATEAU DE COURTRY                                                                                                                                                                  

En 1656, les Escoubleau de Sourdis vendent la seigneurie de Maincy à Nicolas Fouquet, surintendant de Louis XIV, qui y construit le château de Vaux-le-Vicomte. Le château et les terres de Courtry sont vendus à leur tour en 1777 à César Gabriel de Choiseul, duc de Praslin. Celui-ci y fait construire ce corps de bâtiment d'architecture classique, attenant à la seule aile restant du château du XVIe siècle. Les ouvertures de la façade surmontées du fronton triangulaire précèdent un hall d'entrée au dallage du XVIIIe siècle. La toiture est ornée d'un épi de faitage, d'une colombe et d'une girouette à tête de dragon. Pendant la Révolution, une des salles du château sert de mairie. À la mort d'Edgar de Choiseul-Praslin, en 1887, le château passe aux mains de son gendre, le comte de Pimodan, puis, plus tard, à la Baronne d'Overschie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est occupé par les Allemands, qui y établissent une Kommandantur. En 1980, des boiseries, des cheminées et leurs plaques du XVIIIe siècle sont démontées et vendues par un marchand de biens, alors propriétaire. Celui-ci revend le château, acquis en copropriété en 1983 et en partie restauré.